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Isabelle Mimouni poursuit son travail sur Polytropiques

dimanche 25 septembre 2016

    Cadrage par Isabelle Mimouni


-       Présentation de la manière dont surgit l’idée et des contraintes auxquelles elle répond : Comme pour le projet précédent réfléchir à partir de l’idée de série pour concevoir une œuvre collective où chacun puisse conserver une approche personnelle et un style qu’il définit.
En revanche, de la même façon aussi, il faut qu’il y ait du sens à multiplier les points de vue. L’œuvre doit être polyphonique mais aussi chorale, il doit y avoir des points de recoupement qui surgiront et que le lecteur identifiera, ce qui permet aussi de construire une approche de la vérité par le recoupement.
1°) Point de départ : une lecture Tentative d'Epuisement d’un lieu parisien, G. Perec
=> lecture aux élèves des premières pages.
Notes après la première lecture :

Importance de l’approche sociologique  -> description + prise en compte de  micro-événements
Point de vue « de l’endroit où je suis », ton neutre, pas de jugement ni d'émotion
Absence d’odeur, de bruits qui induit une focalisation extrême sur le visuel, il est inondé par le réel, on perçoit une sensation de vertige.
Possibilité de percevoir un sentiment d’angoisse, de se sentir inondé par le réel ; mais ça peut être fascinant de voir le grouillement de la vie.
Épuisement de vouloir tout saisir : d’où les nombreuses pauses, il reprend son souffle. Dans la création il y a un rythme pour écrire, un rythme qu’on choisit. Or, ici, on est pris par le rythme que la vie nous impose, il faut accepter ce rythme urbain.
Absence d'affection, de sentiments, de  jugement et d'émotions. Il y a une impuissance chez l’écrivain, une perte dans son écriture car il y a des choses qui passent et qu’il ne peut restituer.
Interrogation sur la sélection, le choix, la finalité : contempler ce qu’il voit pour ce que c’est, sans jugement ?
Importance du choix dans le travail de création :
Place Saint Sulpice = un choix. Part de subjectivité, nécessairement.
Écriture « automatique », comme une prise de notes nécessite cependant des choix. Il ne s'inclut pas dans la scène.

Dans cette première approche du projet quelque chose s’offre à nous : cela permet d’éviter l’angoisse de la page blanche ; la ville est une matière inépuisable, qui augmente même avec le nombre d'élèves (pas de limitation du nombre des participants à l’atelier).

2°) ensemble de références croisées avec Perec
Passer de la question de l’espace à celle du temps :

Roman OPALKA : réflexion sur le temps
Il peint en blanc sur fond noir des nombres qui représentent les traces irréversibles du temps. 1972: c’est une révolution dans son travail, il ajoute 1 % de blanc dans la peinture servant de fond,  au fur et à mesure. Blanc du fond = zinc, celui des nombres le titane.


Film La Grande Bellezza, Paolo Sorrentino :  un film sur la beauté est sur l’art contemporain.
Extrait : le personnage accompagne un jeune homme que son père a photographié chaque jour depuis sa naissance. L’œuvre-performance est exposée dans un temple en rotonde. Réflexion sur l’infinitésimal.
Rendre compte de l’impartialité du changement, que d’un jour à l’autre il ne se passe rien. Ainsi, petit à petit, se construit la perception du changement.

Discussion autour du projet :

Objectif : travail sur l'espace ET sur le temps.
   Aller à un endroit,  recommencer l’expérience plusieurs fois ? Logistiquement impossible
   1 élève par jour ?

- jouer sur la tentative d’épuisement , nous sommes les différents points de vue.

Les deux options :

1) On prend un jour et on y va tous ensemble : pluralité des regards dans un même lieu , au même moment.. Regroupement des différents points de vue.  Si on retourne à St Sulpice, on observe que les choses ont changé : introduction de la dimension temporelle + conjuguer les points de vue géographiques
2) Si chacun y va un jour durant plusieurs semaines, on a bien un jeu de temporalité mais on perd l’effet de groupe.

   Pourquoi ne pas faire des brigades de 5 par exemple ?
   Il faut garder la logique du collectif pour l’observation, c’est ce qui était plaisant dans le projet de l’année dernière. Mais faut-il choisir un même endroit ? En changer ? => Place St-Sulpice n'est plus si vivante...
   L’aspect du groupe  est important, mais la première proposition induit une perte de la notion du temps. La référence à  Pérec n’est pas forcément évidente pour un lecteur non averti. Comment introduire  la comparaison avec Perec  ? réponse : le livre est connu, donc la référence sera gardée, ce n’est pas un problème.
   C’est « dommage » que le travail sur le temps ne soit pas considéré à sa juste valeur.
   Le travail, en se rapprochant trop de Perec n’aboutirait pas à une perte d’indépendance de liberté dans notre travail ?

Proposition éventuelle de Madame Mimouni : réfléchir sur la « mort » d’un lieu ? Introduire l’idée de sclérose, voire de nécrose (voir Bruges-la morte de Rodenbach). Comment un lieu devient un patrimoine, un patrimoine qui ne soit plus stimulant ?
Autre proposition : réfléchir sur un lieu de mémoire = lieu à valeur et fonctions collectives et sur lequel la Nation reconnaît une mémoire -> nous touche émotionnellement. Bien distinguer lieu historique /lieu de mémoire (cf les monuments aux morts)
La présence de noms => dimension humaine. Empathie avec la jeunesse, principalement.

Possibilité :
Aller sur le lieu des attentats, rue de la Fontaine au Roi, un lieu qui est en train de se constituer en lieu de mémoire (événement récent). Actualisation du travail de Perec.
Ce lieu  comporte une statue de Grisette, caractéristique du XIXeme siècle, qu’on rencontre chez Balzac. Pourtant les gens ne savent pas ce qu’est une grisette. Or la grisette est un personnage historique. => historique mais ne constitue pas un lieu de mémoire, + peu de gens connaissent la signification de ce personnage/lieu commun.

La rue de la Fontaine au roi est près du Canal Saint Martin dans un quartier vivant, et le Café La Bonne Bière, près du fleuriste, a été touché lors des attentats du 13/11/2015 à Paris. Pourtant la Mairie de Paris a décidé de gommer toutes les traces de cet événement à cet endroit « afin de laisser le quartier retrouver sa sérénité » : l’abondance de fleurs a disparu , les petites veilleuses ont été jetées => nettoyage de la mémoire, comme si l’Histoire ne s’y inscrivait pas.

En y allant, on inscrirait un rapport au temps. (Temps de la mémoire et de l’émotion). MAIS peut-être est-ce trop lourd ? Car la jeunesse a été touchée lors de ces événements.

Débat :
   Choisir un autre lieu ? Rester dans la logique de St Sulpice ?
   Mais si on va à St Sulpice, ne tombons-nous pas dans une imitation de Perec ?
   (Anne) C’est une bonne idée de prendre le lieu de la Bonne bière car nous avons tous été touchés par ces événements
   (Victorine) ça serait une actualisation de l’oeuvre de Perec
   (Colombe) problème de la charge émotionnelle
   (Tara) doit-on écrire avec le même style que Perec ? Parce que le lieu de La Bonne Bière suscitera forcément de l’émotion...
   (Anne-Claire) C’est une émotion qu’il ne faut pas atténuer car elle fait partie de la mémoire
   (Ijjou) la charge d’émotion est intéressante à étudier

Le lieu ne comporte plus de trace de l’événement. On peut faire l’expérience en occultant  totalement cet événement puisque le lieu lui-même l’a expulsé. Ainsi, on pourrait par exemple décrire le fleuriste à côté voire le Palais des glaces ou encore ce café sans même indiquer ce qu’il s’est passé il y a un an. => l’émotion dans le texte n’est donc pas obligatoire.

   (Eleana) en prenant pour objet un lieu de mémoire, la notion d’épuisement ne risque-t-elle pas d’être diminuée ?
   (Théo) En ayant fixé le protocole comment cadre-t-on cette  émotion ?
   (Clément) comment aboutir à autre chose que 40 fois la même chose ? (40 descriptions de La Bonne Bière)

- Est-ce qu’on reste à un endroit ou on se déplace ? Parcours libre ?

   (Colombe) charge émotionnelle : problème de ne voir ce lieu que par le prisme de l’attentat.
   (Théo) la description est un genre pluriel.

Un espace urbain= infinité de micro-évenements= plus de matière. Ce lieu est très vivant et a différents points qui attirent le regard => pas de risque de produire 40 fois le même texte.

   (Théo) pas d’accord avec cette lassitude : la distance a un impact : entre quelqu'un qui a vécu les attentats de près ou qui habite près du lieu et le vit au quotidien face à quelqu'un qui l’a vécu de loin, on n’a pas la même perception => 40 descriptions différentes
   (Clément) risque que l’émotion l’emporte sur la description.

Y aller par groupes de 5 à différents moments de la journée comme Monet pour la Cathédrale remettrait dans le projet la question de la temporalité ainsi le problème de la lassitude est résolue
Assigner un rôle à chacun(e) ? Assigner différentes méthodes d'observation ?
Question de la temporalité : voir comment, un an après,  un lieu de mémoire est ou non constitué en lieu de mémoire.
Problématique sur ce qu’est un lieu de mémoire. Si rien dans l’espace ne nous le dit, les textes vont se contredire.


La séance se conclut sur la nécessité de laisser un temps de maturation pour laisser chacun se décider par rapport au projet.
La question du protocole d’observation sera l’objet d’une séance à part entière.

Le blog est à la disposition de chacun pour déposer des commentaires.


dimanche 29 mai 2016

Le travail est désormais terminé. A vous d'en juger en cliquant
ici.

N'hésitez pas à commenter sur le site de Polytropiques

samedi 23 avril 2016

Le travail a abouti et les différents portraits produisent un très bel ensemble accessible

                                                 ici 



Merci à tous les élèves pour leur remarquable participation à cette création collective !Et de nouveau merci à notre modèle, Jean-Marc Rodrigues qui s'est prêté à ce jeu difficile !



jeudi 4 février 2016

Compte rendu séance 03/02 :


Pour écrire, il faut savoir où l’on va. Il faut partir d’une volonté, d’une forme que l’on a décidé d’adopter. Il faut une articulation forte entre la forme et le fond.
Nicolas : ressortir l’aspect moral, sa vision de la vie. Forme : description physique qui dérive petit à petit vers une description morale. Choix stylistique : comparaison. Tente de montrer une certaine forme de nostalgie, réflexion entre ce qu’il est aujourd’hui et ce qu’il a voulu être.
Nicolas Cham. : se concentre sur sa gentillesse ; pourrait se traduire par une forme dialogique. Il souhaitait réaliser son portrait en vers, cette forme est dangereuse car on peut penser que c’est une parodie (car la versification introduit des repères ; le portrait en vers s’inscrit dans l’héritage des Blasons de Pétrarque, qui s’adresse à la femme aimée)
Plutarque, Les Vies parallèles, met deux grands hommes face-à-face.
Elisa : veut déceler le vrai du faux de ce qu’a dit le sujet. Elle cherche donc à faire son portrait dans une atmosphère assez sombre, où la description nous fait tomber dans un songe où le monde serait celui de Mrs Dalloway ; jouer sur les différents temps pour donner différentes visions de lui. Film Dans La Maison, où l’on apprend vraiment sur les gens en allant chez eux.
Il est vrai qu’on ne sait rien de lui, pas même s’il vit avec quelqu’un.
  
Blaise : S’intéresse au fait qu’il voulait être prophète ; ainsi, privilégie une forme plutôt religieuse, quelque chose qui n’a pas de limites dans l’espace, paysages assez grands en face desquels il est confronté ( ?). Le sujet a dit qu’il voulait se dilater lorsqu’il écoutait le requiem. La question de la voix est importante, puisque le prophète est celui qui parle. => dimension vocale du personnage. Problème : forme pas assez clarifiée pour pouvoir éclater les cadres ; c’est là ce qu’il veut montrer du personnage.
Judith : particularité de la voix. Tradition de la voix, ainsi veut en faire un personnage de conte (il aime beaucoup raconter des histoires). => légende urbaine ? S’appuyer sur les nouvelles de Maupassant, avec un système de mise en abîme (un conteur qui raconte une histoire où un autre conteur raconte). Faut-il inventer les histoires ou reprendre les amorces d’histoires qu’il a lancées ? On peut éventuellement broder, puisqu’on est dans cette idée de personnage de conteur. L’idée du poisson qui gonfle qui représente l’homme en colère, renvoie à cette dimension de conteur. Cette image est intéressante car il l’a présentée comme étant ce contre quoi il s’érigeait complètement. 
Plus l’on purifie son sujet, plus l’on va s’accorder avec la forme que l’on va choisir. A la première phase d’écriture, il faut mieux un projet clarifié.
Morgane : baser son projet sur un dialogue pour montrer à son lecteur le fait qu’il soit dans un jeu ; la première chose qui lui est venue à l’esprit lorsqu’on lui a demandé de se présenter a été de faire un portrait physique. Cette dimension physique doit donc être importante pour lui. Ajouter les métaphores dans les dialogues, et donner une importance particulière aux didascalies, qui rajoutent cette dimension physique.
Difficulté lorsque l’on rédige un dialogue : faire avancer le dialogue. La parole est ennuyeuse, ce qui rend un texte passionnant est sa dynamique (au théâtre l’enchaînement des répliques) ; l’enchaînement en fonction d’une fin. Projet de Morgane est difficile car il ne pousse pas à un dialogue où la parole avance. Elle doit donc savoir avant de commencer quelle sera sa réplique finale, de la même manière qu’un sonnet prépare un vers qui doit être particulièrement mis en lumière par le reste du poème.
Solène : s’intéresse à ce qu’il a dessiné (pas que ça en réalité) ; son nez, qu’il a fait gros, peut rendre compte du fait qu’il soit un menteur. Le portrait semble être une bonne synthèse de ce qu’il a dit pendant toute la séance. Yeux transparents, … Transposition d’art = lorsqu’un écrivain décide de transposer l’image, il doit d’abord analyser cette image (ex de la pyramide : base large et sommet étroit ; le problème que pose le texte est que l’on ne peut voir la pyramide d’un coup en raison de la linéarité. On doit donc se demander si le texte doit aller vers le sommet ou bien vers la base). En fonction de ce qu’on décide, il faut savoir vers quelle partie de l’image on construit le texte. Comment transposer une structure spatiale en structure linéaire ? Tous les arts fonctionnent en transposition d’art à partir du XIXème siècle.
On peut fonder son travail sur ce portrait qu’il a dessiné, qui n’est qu’une médiatisation de médiatisation, puisqu’étant la vision qu’il pense que ses élèves ont de lui.
Effet du flip book pourrait être celui de nos portraits rassemblés.
Elisa 2ème fois : faire beaucoup de petits portraits représentant le sujet à différents instants. Veut mettre un peu d’absurdité.
Judith  : rapport au temps assez nostalgique. Se définit par rapport au temps (s’intéresser à Mrs Dalloway). Beaucoup de références au temps lors de la pose. Il faut qu’il y ait un certain nombre de micro esquisses. Il serait donc pertinent d’aller vers une logique du rire qui traverse le temps.
Djanaan : veut partir de ses mains pour son portrait. Quelque chose d’essentiel pour l’humain. Voir pouce de Megan Fox. Toutefois, il faut qu’il y ait une dynamique, pour qu’il y ait du suspens, une progression, quelque chose que l’on attend.  => artistes contemporains qui font des portraits de mains en mouvement, comme ??? (demander à Claire)
Voir aussi portraits de mains d’écrivains d’Hannah Assouline : http://web.afi-sa.net/institutfrancais-roumanie.com/cms/articleview/id/2162

Il faut à la fois faire le portrait, mais comprendre, capter ce qui a fait que l’on a développé cette idée. Ecrire un petit texte qui résume notre projet depuis son point de départ et sur son évolution.
Eugénie : Faire sous forme d’une recette de cuisine genre très impersonnel et assez drôle. Permet de rendre compte du disparate. Interaction entre les aliments. Par ailleurs, il s’est vu comme un « emprésuré au caramel ». Propose des niveaux de texte, c’est-à-dire que le côté disparate pourrait être représenté par des polices différentes par exemple pour représenter les différents aspects que l’on a cerné du personnage.
Nicolas Cham 2ème fois : faire un portrait assez journalistique. Le biographe est tout aussi important que le sujet, et prendre modèle sur Libération est pertinent car leurs titres se basent souvent sur de mauvais jeux de mots.
Djanann : caramel peut se rapporter au côté nostalgique de l’homme, ainsi que l’emprésuré (la présure est la technique ancienne pour faire des yaourts).
Anaïs : Impression de plein de petites histoires racontées sans lien apparent. Dans la vie, on vit plein de choses qui n’ont pas forcément de lien entre elles. Ainsi, faire un petit journal intime, sur le modèle de L’Arrache-Cœur de Boris Vian. Elisa trouve intéressant le fait que dans ces 7 jours, il n’y ait rien ; c’est juste une routine.
Claire : S’intègre dans le portrait, est la narratrice. Veut utiliser le Discours indirect libre (pas de rupture franche entre la parole du narrateur et celle du personnage : porosité entre la parole du narrateur et la parole rapportée), qui suggère une sympathie avec ce que l’on a perçu du personnage. Narration qui fait passer d’un personnage solaire à un personnage saturnien.
Elisa 3ème fois : c’est Nietzsche ???
Guillerme : faire un texte en se faisant passer pour lui, qui écrit un texte en réunion alors qu’il s’ennuie.
On pourrait faire un texte poubelle ; montrer l’évolution du texte au fur et à mesure des brouillons. Intéresse Sabrina, qui pensait ne pas l’avoir bien cerné, et qui se voit donc bien faire un texte poubelle. Sentiment de la vanité, du fait de tenter de cerner les personnages.
Margot : idée de lettres qu’il écrit à des personnes, de quelqu’un qu’il ne connaît pas (administratif : prof, lycée Chaptal, bientôt à la retraite) jusqu’à quelqu’un qu’il connaît très bien. Puisqu’on ne sait pas qui sont ses intimes, voir la Lettre au père de Kafka, cette lettre à une personne absente. Lettre à cet absent dont on n’a pas pu savoir qui il était.
Adélie : trouve le personnage paradoxal, le fait qu’il soit à la fois enfantin et sage, un homme qui parle beaucoup et qui ne se livre pas. Forme simple : un dialogue à la Jean-Jacques Rousseau, Jean-Marc lecteur de Rodrigue, ou bien reprendre les vies parallèles de Jean Marc et de Rodrigue comme s’il se difractait. La présentation peut être en tableau.
Nicolas Cham : enquête policière. Problème ; il faut inventer beaucoup, car il ne semble pas y avoir assez d’éléments. On part à la recherche de J-M Rodrigue, ou bien c ‘est lui qui se cherche lui-même.
Manon : faire un calligramme ? trop difficile.
Maeline : fable avec une morale qui pourrait rappeler son côté sage. Le seul modèle est la Fontaine, et la barre est très haute. Même les fables de Victor Hugo ne sont pas terribles.
Judith : faire une suite de haïku.
Victoria : un tableau à différentes facettes, avec des nuances de notes et une harmonie avec tout d’un coup le silence. Développer quelque chose autour de la partition, car homme de la musique avant tout, en transformant des petits aspects de sa vie en des notes.
Astride : privilégie la parodie ; il faut des écrans. Faire différents pastiches. Il a fait beaucoup de citations, Proust, Renaud, Ronsard, Baudelaire, … On peut aussi faire un patchwork de citations, des amorces de citations, des allusions ; la théorie des écrans, où l’on projette toutes les voix qui ne sont pas la nôtre.
Elise : projet flou et clair. Impression d’avoir un comédien qui joue un rôle. Ce qui est important, c’est son face-à-face avec les élèves. Du coup, voir comment il était vu par l’un de ses élèves. Le public transforme l’identité du professeur. Son rapport qu’il instaure avec ses élèves est sa véritable identité, désir de transmettre différentes choses. 
Anaïs : caractère obsessionnel du personnage. Idée de la lettre ? Obsession d’un proche ; c’est ce qui semble être ressorti de la personne.
Djanaan : type du professeur de philo d’un lycée de Paris. Pourrait être l’un des pastiches ; faire une physiologie, à la manière de Balzac.
« Renaud en pleine forme pour la sortie de son nouvel album. »

Déterminer d’ici la fin de la semaine le cadre que l’on choisit.
Il serait intéressant qu’il y ait des séances de partage, pour proposer des compléments ou des corrections sur les textes déjà rédigés. L’interaction doit-elle être en groupe entier ou en petits groupes ?  
Prochaine séance au retour des vacances de février, la première semaine de la rentrée.


lundi 11 janvier 2016

Comme prévu, la séance de pose a eu lieu le vendredi 8 janvier.
Le "modèle" s'est prêté au jeu avec bienveillance et sincérité.

Chacun a pris des notes personnelles pendant le temps que nous avions prévu à cet effet après la séance.

vendredi 20 novembre 2015

COMPTE RENDU SÉANCE DU mercredi 18 novembre 2015



La date de la séance de pose a été choisie : le 8 janvier (2h suivies d’une heure de réflexion, de prise de notes).

L’idée d’une collation est maintenue. L’esprit doit être convivial.

   Quelle est la place de Madame Mimouni? Madame Mimouni doit également faire un portrait.

   Faut-il faire un temps silencieux? Peut être pas en introduction. Cela peut être utile pour s’arrêter sur les caractéristiques physiques. Mais d’un autre côté, cela peut interrompre la dynamique de la séance. Il faut savoir prendre du recul et s’adapter. L’interaction laisse une part à l’improvisation. Il faut savoir réviser le protocole, ne pas s’y tenir de façon trop rigoureuse. Tout ne se passera pas forcement comme prévu. Le temps de silence peut ainsi venir naturellement, dans un moment de flottement.

   Comment placer le « modèle » dans l’espace? Ne pas mettre notre invité sur une estrade (côté piédestal). La collation du début de séance lui permettra de choisir sa place, il ne sera pas au milieu, il ira vers le buffet, se déplacera comme bon lui semble. Nous serons assis, il pourra se mêler à nous, comme à la place d’un élève.

   La personne qui posera ne souhaite pas être prévenue du déroulé de la séance.

   En ce qui concerne les activités, nous avons un programme précis mais ne sommes pas obligés de le suivre à la lettre.


   La séance commencera par une sorte d’autoportrait où il se définira lui-même.

   Les questions sur le sens de la vie sont maintenues et peuvent venir naturellement. Mais il faut une liste carrée des questions saugrenues qui peuvent être compliquées à improviser, il faut qu’elles aient un sens.

6 questions sur le sens de la vie :
-    Comment vous voyez-vous dans 15 ans?
-    Qu’est-ce que vous vous donneriez comme conseil si vous aviez notre âge?
-    Qu’est-ce qui vous a inspiré dernièrement?
-    Quel est le plus beau jour de votre vie?
-    Quelle a été votre plus grande colère? Racontez ce moment
-    Correspondez-vous au rêve de vous même lorsque vous étiez enfant?

6 questions saugrenues :
-    Qu’est-ce que vous feriez si vous étiez Chewbacca et que vous vous trouviez dans le métro de NY?
-    Quel est votre jeu de société préféré?
-    Que feriez-vous si vous étiez un être surnaturel sans que personne ne le sache?
-    Quelle saveur de yaourt seriez-vous?
-    Seriez-vous prêt à retourner à l’école?
-    Si vous étiez enfermé dans la Galerie de l’évolution que feriez vous ?


Les activités :
-    Faire une liste de lecture de musique d’ambiance, environ 30 minutes
-    2 mensonges une vérité (donner trois affirmations, deux sont des mensonges, la dernière est une vérité. Il faut retrouver la vérité).
-    Activité manuelle type château de cartes
-    Support audiovisuel sans son : ne pas prendre quelque chose de trop connu (chacun d’entre nous doit chercher des supports et les publier, les mettre en commentaire)
-    Lui proposer de raconter une histoire qu’il connait, à sa manière

   Problématiques suscitées par les discussions :
Le portrait se fait-il sur le mode de l’instantané ou construisons-nous une image de l’homme dans une durée?
Devons nous lui faire raconter un conte ou plutôt une anecdote? L’anecdote met en avant le contenu tandis que le conte nous permet de nous concentrer sur la forme. L’anecdote lui permet de s’exprimer librement sur le sujet qui lui plait, de façon spontanée. Mais que faire si rien ne lui vient à l’esprit? Trouver une anecdote est compliqué, comme ça, en une seconde. Parfois la première idée qui nous vient en tête n’est pas forcement celle que nous souhaiterions raconter après réflexion.
(Nicolas N) Un portrait est une généralité d’une personne, c’est un ensemble de réactions. On ne peut se baser que sur ses dires. Mais le portrait prend également en compte ce que l’on voit, sans forcement porter un jugement sur ses propos.
L’anecdote peut venir naturellement. Certaines questions poussent vers l’anecdote.
La classe a voté pour le conte.

-    Quel objet auriez-vous apporté si on vous l’avait demandé?

   Peut on faire un temps de dialogue? (Aurélien) On ne sera pas forcement gêné, cela peut être interactif. On pourrait exagérer un personnage (un « beauf » par exemple). On peut imaginer un dialogue entre Aurélien et notre invité où Aurélien jouerait le beauf. Il faut que la classe joue le jeu également. Ce n’est pas grave de se faire démasquer mais il faut tenir un minimum de temps. Notre attention sera détournée sur Aurélien, cela peut être parasite. Au lieu d’être concentré sur le portrait, nous serons amusés par Aurélien et un peu éparpillés.
Cela peut être fait à un moment inconnu de la classe, Aurélien le fera quand il le sentira afin que nous n’y soyons pas trop préparés. Tenir un propos extrémiste peut être compliqué (réaction de la classe? Réaction de Madame Mimouni?), on ne peut pas prévoir la réaction de notre invité. Un modérateur sera chargé de réagir (Nicolas N?) pour ne pas que la situation soit étrange.

   Question du nom : mettrons-nous son nom? Son prénom? Nous lui poserons la question.


Répartition des tâches : (tout le monde est bien sûr invité à participer)
   Équipe playlist musique : Maeline, Astrid, Aurélien, Judith Dumais, Nicolas Chamontin
   Équipe images : Djanan, Anaïs Delpias, Adélie, Victoria, Judith Gloux






Durant le reste de l’année nous travaillerons sur des portraits, des textes littéraires. Prévoir une séance de partage de portraits littéraires que nous aurions choisis avant les vacances de février.