Ce blog est consacré au déroulement de l'atelier d'écriture d'Isabelle Mimouni
samedi 23 avril 2016
jeudi 4 février 2016
Compte rendu séance 03/02 :
Pour écrire, il faut savoir où l’on va. Il faut partir
d’une volonté, d’une forme que l’on a décidé d’adopter. Il faut une
articulation forte entre la forme et le fond.
Nicolas : ressortir l’aspect moral, sa vision de la
vie. Forme : description physique qui dérive petit à petit vers une
description morale. Choix stylistique : comparaison. Tente de montrer une certaine forme de nostalgie,
réflexion entre ce qu’il est aujourd’hui et ce qu’il a voulu être.
Nicolas Cham. : se concentre sur sa gentillesse ;
pourrait se traduire par une forme
dialogique. Il souhaitait réaliser son
portrait en vers, cette forme est dangereuse car on peut penser que c’est
une parodie (car la versification introduit des repères ; le portrait en
vers s’inscrit dans l’héritage des Blasons de Pétrarque, qui s’adresse à la
femme aimée)
Plutarque, Les Vies parallèles, met deux grands hommes face-à-face.
Elisa : veut déceler le vrai du faux de ce qu’a dit le
sujet. Elle cherche donc à faire son portrait dans une atmosphère assez sombre,
où la description nous fait tomber dans un songe où le monde serait celui de
Mrs Dalloway ; jouer sur les
différents temps pour donner différentes visions de lui. Film Dans La
Maison, où l’on apprend vraiment sur les gens en allant chez eux.
Il est vrai qu’on ne sait rien de lui, pas même s’il vit
avec quelqu’un.
Blaise : S’intéresse au fait qu’il voulait être
prophète ; ainsi, privilégie une forme plutôt religieuse, quelque chose
qui n’a pas de limites dans l’espace, paysages assez grands en face desquels il
est confronté ( ?). Le sujet a dit qu’il voulait se dilater lorsqu’il
écoutait le requiem. La question de la voix est importante, puisque le prophète
est celui qui parle. => dimension vocale du personnage. Problème :
forme pas assez clarifiée pour pouvoir éclater
les cadres ; c’est là ce qu’il veut montrer du personnage.
Judith : particularité de la voix. Tradition de la
voix, ainsi veut en faire un personnage
de conte (il aime beaucoup raconter des histoires). => légende urbaine ?
S’appuyer sur les nouvelles de Maupassant, avec un système de mise en abîme (un conteur qui raconte une histoire où un autre
conteur raconte). Faut-il inventer les histoires ou reprendre les amorces
d’histoires qu’il a lancées ? On peut éventuellement broder, puisqu’on est
dans cette idée de personnage de conteur. L’idée du poisson qui gonfle qui
représente l’homme en colère, renvoie à cette dimension de conteur. Cette image
est intéressante car il l’a présentée comme étant ce contre quoi il s’érigeait complètement.
Plus l’on purifie son sujet, plus l’on va s’accorder avec
la forme que l’on va choisir. A la première phase d’écriture, il faut mieux un
projet clarifié.
Morgane : baser son projet sur un dialogue pour montrer à son lecteur le fait qu’il soit dans
un jeu ; la première chose qui lui est venue à l’esprit lorsqu’on lui a
demandé de se présenter a été de faire un portrait physique. Cette dimension
physique doit donc être importante pour lui. Ajouter les métaphores dans les dialogues, et donner une importance particulière aux didascalies, qui rajoutent cette
dimension physique.
Difficulté lorsque l’on rédige un dialogue : faire
avancer le dialogue. La parole est ennuyeuse, ce qui rend un texte passionnant
est sa dynamique (au théâtre l’enchaînement des répliques) ;
l’enchaînement en fonction d’une fin. Projet de Morgane est difficile car il ne
pousse pas à un dialogue où la parole avance. Elle doit donc savoir avant de
commencer quelle sera sa réplique finale, de la même manière qu’un sonnet
prépare un vers qui doit être particulièrement mis en lumière par le reste du
poème.
Solène : s’intéresse à ce qu’il a dessiné (pas que ça
en réalité) ; son nez, qu’il a fait gros, peut rendre compte du fait qu’il
soit un menteur. Le portrait semble être une bonne synthèse de ce qu’il a dit
pendant toute la séance. Yeux transparents, … Transposition d’art = lorsqu’un écrivain décide de transposer
l’image, il doit d’abord analyser cette image (ex de la pyramide : base
large et sommet étroit ; le problème que pose le texte est que l’on ne
peut voir la pyramide d’un coup en raison de la linéarité. On doit donc se
demander si le texte doit aller vers le sommet ou bien vers la base). En
fonction de ce qu’on décide, il faut savoir vers quelle partie de l’image on
construit le texte. Comment transposer une structure spatiale en structure
linéaire ? Tous les arts fonctionnent en transposition d’art à partir du
XIXème siècle.
On peut fonder son travail sur ce portrait qu’il a dessiné,
qui n’est qu’une médiatisation de médiatisation, puisqu’étant la vision qu’il
pense que ses élèves ont de lui.
Effet du flip book pourrait être celui de nos portraits
rassemblés.
Elisa 2ème fois : faire beaucoup de petits portraits représentant le sujet à différents
instants. Veut mettre un peu d’absurdité.
Judith : rapport au temps assez nostalgique. Se
définit par rapport au temps (s’intéresser à Mrs Dalloway). Beaucoup de
références au temps lors de la pose. Il faut qu’il y ait un certain nombre de micro esquisses. Il serait donc
pertinent d’aller vers une logique du rire qui traverse le temps.
Djanaan : veut partir
de ses mains pour son portrait. Quelque chose d’essentiel pour l’humain.
Voir pouce de Megan Fox. Toutefois, il faut qu’il y ait une dynamique, pour
qu’il y ait du suspens, une progression, quelque chose que l’on attend. => artistes contemporains qui font des
portraits de mains en mouvement, comme ??? (demander à Claire)
Voir aussi portraits de mains d’écrivains d’Hannah Assouline :
http://web.afi-sa.net/institutfrancais-roumanie.com/cms/articleview/id/2162
Il faut à la fois faire le portrait, mais comprendre,
capter ce qui a fait que l’on a développé cette idée. Ecrire un petit texte qui
résume notre projet depuis son point de départ et sur son évolution.
Eugénie : Faire sous forme d’une recette de cuisine genre très impersonnel et assez drôle. Permet de
rendre compte du disparate. Interaction entre les aliments. Par ailleurs, il
s’est vu comme un « emprésuré au caramel ». Propose des niveaux de
texte, c’est-à-dire que le côté disparate pourrait être représenté par des
polices différentes par exemple pour représenter les différents aspects que
l’on a cerné du personnage.
Nicolas Cham 2ème fois : faire un portrait assez journalistique. Le
biographe est tout aussi important que le sujet, et prendre modèle sur Libération est pertinent car leurs
titres se basent souvent sur de mauvais jeux de mots.
Djanann : caramel peut se rapporter au côté nostalgique
de l’homme, ainsi que l’emprésuré (la présure est la technique ancienne pour
faire des yaourts).
Anaïs : Impression de plein de petites histoires
racontées sans lien apparent. Dans la vie, on vit plein de choses qui n’ont pas
forcément de lien entre elles. Ainsi, faire un petit journal intime, sur le modèle de L’Arrache-Cœur de Boris Vian. Elisa trouve intéressant le fait que
dans ces 7 jours, il n’y ait rien ; c’est juste une routine.
Claire : S’intègre dans le portrait, est la narratrice.
Veut utiliser le Discours indirect libre
(pas de rupture franche entre la parole du narrateur et celle du
personnage : porosité entre la parole du narrateur et la parole rapportée),
qui suggère une sympathie avec ce que l’on a perçu du personnage. Narration qui
fait passer d’un personnage solaire à un personnage saturnien.
Elisa 3ème fois : c’est Nietzsche ???
Guillerme : faire un texte en se faisant passer pour lui, qui écrit un texte en réunion
alors qu’il s’ennuie.
On pourrait faire un texte
poubelle ; montrer l’évolution du texte au fur et à mesure des
brouillons. Intéresse Sabrina, qui pensait ne pas l’avoir bien cerné, et qui se
voit donc bien faire un texte poubelle. Sentiment de la vanité, du fait de
tenter de cerner les personnages.
Margot : idée de lettres
qu’il écrit à des personnes, de quelqu’un qu’il ne connaît pas
(administratif : prof, lycée Chaptal, bientôt à la retraite) jusqu’à
quelqu’un qu’il connaît très bien. Puisqu’on ne sait pas qui sont ses intimes,
voir la Lettre au père de Kafka,
cette lettre à une personne absente. Lettre à cet absent dont on n’a pas pu
savoir qui il était.
Adélie : trouve le personnage paradoxal, le fait qu’il
soit à la fois enfantin et sage, un homme qui parle beaucoup et qui ne se livre
pas. Forme simple : un dialogue à
la Jean-Jacques Rousseau, Jean-Marc lecteur de Rodrigue, ou bien reprendre
les vies parallèles de Jean Marc et de Rodrigue comme s’il se difractait. La
présentation peut être en tableau.
Nicolas Cham : enquête
policière. Problème ; il faut inventer beaucoup, car il ne semble pas
y avoir assez d’éléments. On part à la recherche de J-M Rodrigue, ou bien c
‘est lui qui se cherche lui-même.
Manon : faire un
calligramme ? trop difficile.
Maeline : fable
avec une morale qui pourrait rappeler son côté sage. Le seul modèle est la
Fontaine, et la barre est très haute. Même les fables de Victor Hugo ne sont
pas terribles.
Judith : faire une suite de haïku.
Victoria : un tableau
à différentes facettes, avec des nuances de notes et une harmonie avec tout
d’un coup le silence. Développer quelque chose autour de la partition, car
homme de la musique avant tout, en transformant des petits aspects de sa vie en
des notes.
Astride : privilégie la parodie ; il faut des écrans. Faire différents pastiches. Il a fait beaucoup de
citations, Proust, Renaud, Ronsard, Baudelaire, … On peut aussi faire un patchwork de citations, des amorces de
citations, des allusions ; la théorie des écrans, où l’on projette toutes
les voix qui ne sont pas la nôtre.
Elise : projet flou et clair. Impression d’avoir un
comédien qui joue un rôle. Ce qui est important, c’est son face-à-face avec les
élèves. Du coup, voir comment il était vu par l’un de ses élèves. Le public
transforme l’identité du professeur. Son rapport qu’il instaure avec ses élèves
est sa véritable identité, désir de transmettre différentes choses.
Anaïs : caractère obsessionnel du personnage. Idée de la lettre ? Obsession d’un
proche ; c’est ce qui semble être ressorti de la personne.
Djanaan : type du professeur de philo d’un lycée de
Paris. Pourrait être l’un des pastiches ; faire une physiologie, à la manière de Balzac.
« Renaud en pleine forme pour la sortie de son nouvel
album. »
Déterminer d’ici la fin de la semaine le cadre que l’on
choisit.
Il serait intéressant qu’il y ait des séances de partage,
pour proposer des compléments ou des corrections sur les textes déjà rédigés.
L’interaction doit-elle être en groupe entier ou en petits groupes ?
Prochaine séance au retour des vacances de février, la
première semaine de la rentrée.
lundi 11 janvier 2016
vendredi 20 novembre 2015
COMPTE RENDU SÉANCE
DU mercredi 18 novembre 2015
La date de la séance de pose a été
choisie : le 8 janvier (2h suivies d’une heure
de réflexion, de prise de notes).
L’idée d’une collation est maintenue.
L’esprit doit être convivial.
•
Quelle est la place de
Madame Mimouni? Madame Mimouni doit également faire un portrait.
•
Faut-il faire un temps
silencieux? Peut être pas en introduction. Cela peut être utile pour
s’arrêter sur les caractéristiques physiques. Mais d’un autre côté, cela peut
interrompre la dynamique de la séance. Il faut savoir prendre du recul et
s’adapter. L’interaction laisse une part à l’improvisation. Il faut savoir
réviser le protocole, ne pas s’y tenir de façon trop rigoureuse. Tout ne se
passera pas forcement comme prévu. Le temps de silence peut ainsi venir
naturellement, dans un moment de flottement.
•
Comment placer le « modèle »
dans l’espace? Ne pas mettre notre invité sur une estrade (côté
piédestal). La collation du début de séance lui permettra de choisir sa place,
il ne sera pas au milieu, il ira vers le buffet, se déplacera comme bon lui
semble. Nous serons assis, il pourra se mêler à nous, comme à la place d’un
élève.
•
La personne qui posera ne souhaite pas être prévenue du déroulé de la séance.
•
En ce qui concerne les activités, nous avons un
programme précis mais ne sommes pas obligés de le suivre à
la lettre.
•
La séance commencera par une sorte d’autoportrait où il se définira lui-même.
•
Les questions sur le sens de la vie sont
maintenues et peuvent venir naturellement. Mais il faut une liste
carrée des questions saugrenues qui peuvent être compliquées à
improviser, il faut qu’elles aient un sens.
6 questions sur le sens de la vie
:
- Comment
vous voyez-vous dans 15 ans?
- Qu’est-ce
que vous vous donneriez comme conseil si vous aviez notre âge?
- Qu’est-ce
qui vous a inspiré dernièrement?
- Quel
est le plus beau jour de votre vie?
- Quelle
a été votre plus grande colère? Racontez ce moment
- Correspondez-vous
au rêve de vous même lorsque vous étiez enfant?
6 questions saugrenues :
- Qu’est-ce
que vous feriez si vous étiez Chewbacca et que vous vous trouviez dans le métro
de NY?
- Quel
est votre jeu de société préféré?
- Que
feriez-vous si vous étiez un être surnaturel sans que personne ne le sache?
- Quelle
saveur de yaourt seriez-vous?
- Seriez-vous
prêt à retourner à l’école?
- Si
vous étiez enfermé dans la Galerie de l’évolution que feriez vous ?
Les activités :
- Faire
une liste de lecture de musique d’ambiance, environ 30 minutes
- 2
mensonges une vérité (donner trois affirmations, deux sont des mensonges, la
dernière est une vérité. Il faut retrouver la vérité).
- Activité
manuelle type château de cartes
- Support
audiovisuel sans son : ne pas prendre quelque chose de trop connu (chacun
d’entre nous doit chercher des supports et les publier, les mettre en
commentaire)
- Lui
proposer de raconter une histoire qu’il connait, à sa manière
• Problématiques suscitées par les discussions :
Le portrait se fait-il
sur le mode de l’instantané ou construisons-nous une image de l’homme dans une
durée?
Devons nous lui
faire raconter un conte ou plutôt une anecdote? L’anecdote met en avant le
contenu tandis que le conte nous permet de nous concentrer sur la forme.
L’anecdote lui permet de s’exprimer librement sur le sujet qui lui plait, de
façon spontanée. Mais que faire si rien ne lui vient à l’esprit? Trouver une
anecdote est compliqué, comme ça, en une seconde. Parfois la première idée qui
nous vient en tête n’est pas forcement celle que nous souhaiterions raconter
après réflexion.
(Nicolas N) Un portrait est une
généralité d’une personne, c’est un ensemble de réactions. On ne peut se baser
que sur ses dires. Mais le portrait prend également en compte ce que l’on voit,
sans forcement porter un jugement sur ses propos.
L’anecdote peut venir
naturellement. Certaines questions poussent vers l’anecdote.
La classe a voté pour le conte.
- Quel
objet auriez-vous apporté si on vous l’avait demandé?
•
Peut on faire un temps de
dialogue? (Aurélien) On ne sera pas forcement gêné, cela peut être
interactif. On pourrait exagérer un personnage (un « beauf » par
exemple). On peut imaginer un dialogue entre Aurélien et notre invité où
Aurélien jouerait le beauf. Il faut que la classe joue le jeu également. Ce
n’est pas grave de se faire démasquer mais il faut tenir un minimum de temps.
Notre attention sera détournée sur Aurélien, cela peut être parasite. Au lieu
d’être concentré sur le portrait, nous serons amusés par Aurélien et un peu
éparpillés.
Cela peut être fait à un moment
inconnu de la classe, Aurélien le fera quand il le sentira afin que nous n’y
soyons pas trop préparés. Tenir un propos extrémiste peut être compliqué
(réaction de la classe? Réaction de Madame Mimouni?), on ne peut pas prévoir la
réaction de notre invité. Un modérateur sera chargé de réagir (Nicolas N?) pour
ne pas que la situation soit étrange.
•
Question du nom :
mettrons-nous son nom? Son prénom? Nous lui poserons la question.
Répartition des tâches : (tout le
monde est bien sûr invité à participer)
•
Équipe playlist musique :
Maeline, Astrid, Aurélien, Judith Dumais, Nicolas Chamontin
•
Équipe images :
Djanan, Anaïs Delpias, Adélie, Victoria, Judith Gloux
Durant le reste de l’année nous
travaillerons sur des portraits, des textes littéraires. Prévoir une séance de
partage de portraits littéraires que nous aurions choisis avant les vacances de
février.
vendredi 9 octobre 2015
ATELIER D’ÉCRITURE, Séance n°2
La séance s’est ouverte avec la
présentation de l’essai de Walter Benjamin, L’oeuvre d’art à l’époque de sa
reproductibilité technique.
Walter Benjamin s’interroge sur la question de l’esthétique mais surtout sur le
problème que pose la possibilité de reproduction à l’infini grâce aux nouveaux
procédés mécanisés.
Interrogations préalables : De nombreuses questions sont apparues et
organiser la séance de pose s’est avéré beaucoup plus difficile que prévu.
- Faut-il désigner un maître de séance ?
Voire plusieurs ? Quel rôle jouera Mme Mimouni ?
- Faut-il organiser un temps silencieux
d’observation du modèle qui permettrait une pure approche
physique non-biaisée par la parole ?
➡
Il est apparu évident que ce moment serait plutôt gênant pour le modèle et
qu’il vaudrait mieux, au contraire, instaurer un esprit de convivialité en
préparant par exemple une petite collation.
- Faut-il le placer en hauteur (sur une
estrade), au milieu d’un cercle que nous formerions ou bien faut-il l’intégrer
complètement en l’installant parmi nous ?
➡
Le placer en hauteur donnerait un cadre très formel et assez impersonnel, le
mettre au milieu pourrait le mettre mal à l’aise, nous en avons donc conclu
qu’il serait mieux mêlé au groupe.
- Faut-il le prévenir du déroulé de la
séance ?
➡
Il conviendrait mieux de trouver un équilibre entre le spontané et le préparé.
- Faut-il lui demander de se présenter
lui-même ?
➡
Se présenter c’est d’une certaine façon se mettre déjà en scène et donner de
soi-même une vision qui est nécessairement subjective et personnelle. On
évitera donc de le lui demander cela, dès le début.
- Il a paru évident que les questions
devaient aller crescendo, l’objectif étant de le mettre à l’aise et qu’il se livre à nous avec le plus de
sincérité possible.
- Immédiatement nous nous sommes demandé
quelles étaient les limites à ne pas franchir dans les
questions que nous lui poserions. Il ne
faut surtout pas transformer la séance en une séance de psychanalyse.
- La prise de notes en présence du modèle
créerait sans doute une barrière, une distance entre lui et nous. Nous avons
donc décidé d’organiser un petit temps post-séance de pose afin de pouvoir
mettre à l’écrit toutes nos impressions et idées.
- Nous avons eu un certain nombre d’idées
concernant les questions que nous allions lui poser et les activités que nous
allions lui proposer. Des questions très larges sur des thèmes vastes
(qu’est-ce-que le sens de la vie ? de la guerre ?) pourraient être entrecoupées
par des questions beaucoup plus saugrenues et inattendues. Des activités
diverses pourraient ponctuer la séance (test, défis, réactions à des images, de
la musique...).
Cette première partie du débat a donc
permis de mettre en lumière les différentes questions relatives à
l’organisation de la séance de « pose » du modèle. Il est apparu
d’emblée l’importance de la spontanéité des échanges, ainsi que la nécessaire
préparation d’un cadre très strict. Il a été choisi de procéder en une
succession de petites activités étalées sur deux heures, afin de répartir la
parole, de garder un certain rythme, de cerner les différents aspects de la
personne du modèle.
De là, les questions et activités proposées retenues – ou
du moins qui n’ont pas été évincées – sont les suivantes.
Activités :
·
Test psychologique
américain
(Proposition et explication par Eugénie)
·
Bouts-rimés/Cadavres
exquis
(Avis mitigés, ces jeux littéraires permettent-ils de vraiment connaître le
modèle ?)
·
Tenir des propos
extrémistes et observer la réaction du modèle
·
Que le modèle
vienne avec un objet
(Déplacement de la question de la lecture d’un extrait littéraire qu’il
aime/déteste)
·
Défis (Question du sport évincée au
profit du château de cartes ou des Kapla, des mikados, etc., une activité qui
demande de la concentration et permet de voir le modèle en interaction avec
nous – former des petits groupes)
·
Débat animé (Cerner les opinions du modèle –
prévoir des faits d’actualité sur lesquels
débattre ou bien une question plus profonde)
·
Le Petit Prince, dessine-moi
un mouton
·
Faire son
portrait-robot en fonction d’une image qu’il aura choisie parmi une série
imprimée et du pourquoi de ce choix (Exemple du chêne et du roseau)
·
Passer un support
audiovisuel (Vidéo
YouTube, sketch, extrait de film, etc.) et
observer sa réaction (Idée
qui se rapproche de la question de la musique, introduction de la notion de rire – essayer de le faire rire)
·
Le faire dessiner (Analyser sa fibre artistique)
Questions :
·
Avez-vous un régime
alimentaire particulier ?
(Question établie en vue de la préparation du goûter)
·
Banales concernant
sa journée
(Pendant le goûter ?)
·
Comment vous
voyez-vous dans quinze ans ?
·
Lui demander de
parler de quelque chose qu’il aime et pourquoi
·
Lui faire raconter
une histoire dans laquelle quelque chose l’a marqué (Vécue)
·
Lui faire raconter
une anecdote ou une histoire qu’il connaît (Intéressant du point de vue de la morale, de ce qu’il aura
retenu du récit)
·
Première chose qui
vient à l’esprit du modèle à l’expression d’un mot, d’une phrase (Pensée automatique – mot ou
phrase à choisir)
·
La chose dont il
est le plus fier (qu’il
est fier d’avoir accomplie)
·
Question
déstabilisante au milieu de questions sérieuses (Si vous étiez une voiture, quelle marque
seriez-vous ? Si vous étiez un caillou, comment feriez-vous des
crêpes ? Si vous étiez-un superhéros/aviez des supers pouvoirs ?)
·
Un pays qu’il a
toujours rêvé de visiter
·
Quand est la
dernière fois que vous vous êtes mis en colère et pourquoi ?
·
Quel est le plus
bel endroit où il est allé ?
·
Sens du monde (Questions larges)
·
Qu’est-ce qui vous
a inspiré dernièrement ?
·
Avait-il des idéaux
quand il était jeune ? (Etes-vous ce que vous pensiez devenir
enfant ?) Pense-t-il que nous avons des idéaux ?
·
Si vous étiez tiré
d’une histoire, qui seriez-vous ? Si vous étiez un animal ?
·
Quel type de
musique écoutez-vous ?
·
Le plus beau jour
de votre vie/Un de vos plus beaux souvenirs
·
Votre pire crainte
·
Voyages (Ce qu’il a ressenti, ce qui
l’aurait touché, illusions et désillusions)
·
A-t-il peur de la
mort ?
·
Goûts (Voyages, culture, etc.)
·
Quel conseil se
donnerait-il s’il avait notre âge ?
·
Quel métier
faites-vous ?
En outre, il a également été établi que l’ordre des
activités dans le déroulement de la séance était primordial et une
décision a été prise concernant l’entrée en matière : il s’agira de préparer un petit goûter afin de mettre en confiance le modèle
puis, de façon impromptue, de passer un morceau de musique (à
déterminer), une manière d’introduire la
conversation, de cerner les goûts et premières réactions du modèle.
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