Site Polytropiques

Isabelle Mimouni poursuit son travail sur Polytropiques

lundi 19 octobre 2020

Séance du 7 octobre 2020

 LISTE DES GROUPES CONSTITUÉS 

-       Perrine/Lily/Salomé : Anna de Andreis

 

-       Laura/Marion/Ambre : Clémentine lessard

 

-       Léa M/Léa T/Charlotte H : Aymeric

 

-       Charlotte/Agathe/Niomé : Léa Faytre

 

-       Emma/Alice/Célia :  Lucile Paye

 

-       Valentine/Sidonie : Agnès Hurstel 

 

-       Eliot/Thimothée : Charlotte Gauthier

 

-       Tom/Isaure/Tessa : Pierre Reynaud

 

-       Garance/Léonora/Lynda : Alexiane Therrier

 

 

Caractéristiques des portraits d’Antoine de Caunes (notamment celui de Sylvie Vartan, dans les points évoqués ci-dessous) :

 

-       Portraits ancrés dans une réalité personnelle ;

 

-       Portraits issus de recherches (cf intervention Sylvie Vartan « vous êtes bien renseigné ! ») ;

 

-       Portraits jouant sur l’intervention d’intitulés de chansons de Sylvie Vartan (présence constante de références) ;

 

-       Portraits relèvent dans un premier temps de l’éloge flatteur mais l’humour repose sur le sarcasme/ironie ;

 

-       Portrait imprégné de l’actualité de l’époque/de références (plaisir du public réside dans la reconnaissance de références à la variété française) ;

 

-       Antoine de Caunes nous livre une ambiance de son époque, et contextualise précisément Sylvie Vartan au sein de cette époque ;

 

-       Antoine de Caunes reconstitue le monde de cette génération de jeunes chanteurs (cf « Les sucettes à l’anis ») ;

 

-       Portrait fait surgir toute une époque et la tonalité de cette époque.

 

REMARQUE

Un portrait se constitue toujours par rapport à un groupe.

Ici, le portrait de Sylvie Vartan se construit autour de ses « concurrents » de l’époque.

 

 

Portrait d’Alain Delon : est à la fois un hommage et un rappel d’une carrière en demi-teinte.

De fait, le dédoublement narcissique du personnage exprime la vanité d’Alain Delon.

 

 

Traits caractéristiques des portraits d’Antoine de Caunes :

-       rythme effréné

-       il fait le portrait de lui-même en effectuant le portrait d’une personnalité 

 

REMARQUE 

Le portraitiste livre toujours quelque chose de lui-même à travers ses portraits

 

 

ethos = l’image que le discours renvoie à son interlocuteur

Quels sont les ethos construits par le discours d’Antoine de Caunes ?

 

- Capacité à faire preuve d’auto-dérision

 

- « Je sais ce que je suis, je sais ce que je vaux. » (référence à devise de Corneille)

 

- Sous cet air d’improvisation : travail sous-jacent (grande précision)

Son travail est emprunt d’une culture variée très présente (donne l’impression qu’Antoine de Caunes a une capacité d’adaptation/c’est une sorte de caméléon)

 

- Alternance d’un registre grossier et d’un registre très élégant/soutenu (ceci, toujours sous une forme soignée) démontre qu’il trouve un biais pour ne perdre personne (son discours s’adresse à tout le monde).

Il y a donc deux niveaux de lecture.

 

- Antoine de Daunes semble masquer son identité au travers de la constante comparaison qu’il effectue entre lui-même et Alain Delon.

 

REMARQUE

Il faut penser son portrait selon deux niveaux : 

-       ce qu’on dit de la personne 

-       la manière dont on construit son portrait. 

 

Il nous faudra ainsi prévoir les questions que nous allons poser à la personne dans le but de :

-       dévoiler son parcours

-       dévoiler son identité

 

 

 

LISTE DES POINTS À INTERROGER CHEZ LA PERSONNE INTERVIEWÉE

 

·      Longueur du trajet (permet de situer géographiquement la personne)

 

·      Etudes/Parcours

 

·      Ressenti par rapport à la prépa (permet de potentiellement dégager un côté organisé ou non chez la personne)

 

·      Questions autour du métier actuel (si il y en a un)

 

·      Interroger sur film/livre préféré  (mais attention : interroger nous-même une œuvre pour être certain de connaître la référence)

 

·      Interroger le ressenti vis à vis du contexte du covid

 

·      Interroger sur un souvenir précis en lien avec Chaptal

 

·      Interroger sur plusieurs souvenirs marquants (voire souvenir d’enfance ?)

 

·      Interroger les capacités développées durant la prépa

 

·      Comment s’est passée sa journée/sa semaine ? (de manière à percevoir ce qu’est la personne dans son quotidien)

 

·      Que fait la personne dans son travail ?

 

·      Quelles activités en parallèle du travail ? (point important à développer)

 

·      Pouvez-vous vous présentez en quelques mots ?

 

·      Interroger les voyages  (toutefois attention à ne pas être trop vague : quel souvenir d’un voyage précis garderiez-vous ? Quelle photographie de voyage garderiez-vous éternellement ?)

 

·      Quelles motivations dans le parcours professionnel ?

 

·      Quelles activités culturelles ?

 

·      Interroger le roman familial (attention à ne pas être indiscret : passer par le biais géographique/héritage familial)

 

·      Quel sentiment d’avoir hérité de sa famille ?

 

·      Interroger les valeurs qui fondent la personne

 

·      Quels médias écoute/lit la personne ? Quelle pratique des réseaux sociaux ?

 

·      Quelle projection de soi dans quelques années ?

 

·      Quels projets à court terme, à long terme ?

 

·      Quelle grande qualité/plus grand défaut ?

 

·      La personne a-t-elle toujours su ce qu’elle voulait faire ? (voir évolution)

 

·      Pourquoi la personne a-t-elle accepté de nous rencontrer ? (lié à une façon d’être)

 

·      Qui envie-t-elle ? Par rapport à quel modèle se construit-elle ?

 

·      Quel(s) domaine(s) l’inspire(nt) ?

 

·      Se sent-elle heureuse ou non ?

 

·      Comment se situe la personne par rapport à sa génération ?

 

·      Interroger sa journée type

 

·      Quel dernier film/livre lu ou vu ? Dans quel contexte ?

 

·      Dans quelle case/archétype se placerait-elle, si elle devait le faire ?

 

·      Interroger les angoisses et les peurs

 

·      Se considère-t-elle comme sociable ou non ?

 

·      Qu’est-ce qui est caractéristique de la prépa pour la personne ?

 

·      Capacité à se projeter de manière générale : est-ce une source d’angoisse ou non ?

 

RÉFLÉCHIR À POSER DES QUESTIONS INSOLITES/DESTABILISANTES 

·      Anecdotes précises

·      Aller chercher des questions qui poussent la personne à s’étonner.

·      Faire réagir la personne par le biais de questions inatendues/provocatrices

·      EX : proposer des dilemmes

·      Possibilité d’agir de manière destabilisante pour observer la réaction de la personne

EX : arriver avec une photo de chien et demander à la personne si elle aime les animaux

 

 

lundi 28 septembre 2020

Séance du 23 septembre 2020

 Projet 2020-2021 : portraits d'anciens élèves

ATELIER D’ÉCRITURE

 

 

Compte-rendu de la séance du 23 Septembre 2020

 

Dans un premier temps, il semblait tout à fait nécessaire de faire un point sur la mise en place d’un portrait. Quels éléments faut-il prendre en compte lors de l’établissement du portrait de quelqu’un ? Que doit-on observer ? De quelle manière ?

 

Un portrait s’établit sur l’observation du corps entier, des pieds à la tête.

 

On ne devra pas omettre non plus le contexte dans lequel nous allons procéder à l’étude du modèle, c’est-à-dire probablement dans un café.

 

 

Les pieds, les chaussures

 

Dans le groupe classe, on trouve une majorité de baskets (blanches la plupart du temps), donc les rares à porter un autre type de chaussures se différencient (bottes hautes, chaussures plus « classiques », etc.).

 

Prendre en compte l’usure ou défauts éventuels des chaussures peut s’avérer être une bonne idée, mais il faut faire attention et savoir prendre de la distance par rapport à la représentation « cliché » qu’on peut avoir d’un type de chaussures en particulier (ex : Dock Martins) vis-à-vis de l’interprétation qu’on en fait.

 

 

La position des jambes et des pieds

 

Les filles ont, pour la grande majorité, les jambes croisées ; les garçons, eux, ont les jambes écartées. On peut remarquer néanmoins quelques positions atypiques :

 

Jambes qui ont la bougeotte : signe de nervosité ou incapacité à tenir en place

Jambes sur le côté : manière de chercher de la place quand on est grand

Jambes détendues : signe de détente, à l’aise

Pieds repliés vers l’intérieur : signe de timidité

 

 

Posture

 

Rapport à l’espace proportionnellement à la table (en fonction de la situation)

 

Corps ouvert // corps replié

 

Inclination vers l’avant : traduction d’un intérêt

Inclination vers l’arrière : implication moindre, prise de distance

Dos droit : peut être témoin de l’éducation ou d’une particularité (ex : pratique de la danse)

 

Main sur le menton : fatigue ou écoute/attention

Posture sérieuse, mains croisées : tension

 

Inclinaison de la tête : Lien avec une forme de concentration ? Réfléchir ?

(Question à poser : qu’est-ce qui explique, selon vous, cette inclinaison de tête ?)

Regard : fuyant, attentif, vacillant…

 

Sourire : timide et à peine esquissé, franc et large, continu, forcé, qui ne passe que par les yeux…

 

Mains : font partie des éléments essentiels à observer : alliance ou non ? (sans pour autant tirer de conclusions hâtives), mains soignées, abîmées, veineuses… C’est un élément important du corps.

 

Exemples des mains sur le site de Polytropiques :

 

Station Villiers : mains soignées, oncles réguliers, coupés de façon soignée même s’il n’y a pas la coquetterie du vernis, pas de traces sur les mains (stylos, traces noires) : pas de travaux manuels

 

Station à côté de la station Villiers : femme plutôt âgée (présence des veines), alliance classique (plus traditionnelle peut-être ?), tient son téléphone (iPhone) d’une main (relation construite avec le téléphone)

 

Quelle relation entretient notre modèle avec son téléphone : il coupe le son, le pose à côté de lui, le range dans son sac ou sa poche ?

 

Station Opéra : mains un peu plus abîmées, ongles qui semblent rongés (signe probable de stress)

 

 

Théorie de la démarche

 

Notre démarche elle-même est un élément-clé dans l’étude d’un portrait (Théorie de la démarche chez Balzac qui établit une approche de l’observation déjà très ciblée pour l’époque), et donc la manière dont on s’assoit et s’installe à une table.

 

Quand on s’assoit, on trahit un certain comportement : regard fuyant // bref coup d’œil 

Approche des éléments : façon dont le corps s’empare des éléments du réel, avec quelle vitesse et de quelle manière…

 

Rapport entretenu avec le coronavirus : façon de s’asseoir, de ranger ou non ses affaires, toucher quelque chose / éviter de toucher au maximum les éléments qui nous sont extérieurs, où poser son masque (plié soigneusement dans le sac / le poser sur la table), si celui-ci est classique ou singulier…

 

 

Comportement général

 

Au café, on pourra étudier : la manière d’appeler le serveur, si quand celui-ci arrive la personne s’interrompre de parler ou continue (l’attention portée sur la personne et l’interaction), le choix de la boisson.

 

Au départ, si la personne s’efface ou s’impose (par exemple pour sortir du café), s’il y a une micro-conversation sur le pas de la porte ou si la conversation se finit complètement après s’être levé.

 

 

Spécificités et caractéristiques propres à l’identité de la personne

 

Il s’agit de cerner rapidement une identité, de trouver des spécificités et caractéristiques qui sont propres à la personne, et trouver LE détail qui apporte quelque chose de particulier dans un portrait.

 

Tics (cheveux), capacité à rester sans manipuler quelque chose (stylo, mains) ou non, type de coiffure (raie faite), de lunettes (plastique ou acier, discrètes ou voyantes), bijoux (boucles d’oreilles, bagues, médaille, collier), tatouages…

 

Façon de parler, registre, tics de langage…

 

 

Le mot de la fin

 

Quoi qu’il en soit, il s’agira de continuer d’observer jusqu’à ce que notre sujet ne soit plus visible, et ensuite de prendre en notes tout ce qu’on a pu en retenir. Pour le 7 octobre, on cherchera à prendre pour modèle quelqu’un et en faire un portrait à partir des principes établis ci-dessus (par groupe de 3).

mardi 26 novembre 2019

séance 20 novembre 2019

Compte-rendu du 20/11 : Atelier d’écriture
Tour à tour, durant cette séance, nous avons exposé nos premières réflexions sur la manière dont chacun aimerait traiter le sujet.

-        Choix de la bande-son : 

Donner une ambiance orale au tableau ? Film avec bruitage, musique, voix-off ?
Idée d’un projet concret : aller dans un bar, mixer des bruits, quelle heure ? (Heure creuse/ pleine)
Mais la peinture d’Hopper fait part d’une atmosphère de solitude, on ne voit pas comment les bruits réalistes d’un café (tasses/ cuillères/assiettes qui cassent) pourraient être crées ?
ATTENTION DOUBLE TRAVAIL : retranscription du son difficile.
Le travail doit rester écrit : chaque élément de choix musical doit prendre sens. 
Objectif : Essayer de rendre compte d’une atmosphère.
Choisir un biais onirique ? réaliste ? 
Délocalisation : Où positionne-t-on le micro : dans le café ? dans la rue ? aquarium ? 
-       Autres idées d’ambiance proposées par les élèves :
Musique de cirque ? de fête foraine ? 
Quelle voix exprimer ? narration ? 
Pendant la prise de son : les choses dites qui par le miracle de la coïncidence sont rapprochées du tableau : prend un sens autre et intéressant. Les erreurs de captation, au sens de ce qui n’est pas attendu, peuvent être également intéressantes. Ne pas s’appuyer sur ce que l’on s’attends à trouver mais sur les choses imprévisibles.

-       Correspondance entre Hopper et sa femme :

La femme tient un objet mystérieux… sujet ? Correspondance épistolaire intéressante littérairement. 
Différents points de vue au sein de la relation amoureuse ?
Se reconnaître dans un portrait ?
Comment vivre d’être objet, modèle d’une expérience ? Difficulté de rester immobile, sentiment d’être réifié, instrumentalisé par le peintre ou valorisation extrême de ce que l’on est. Se reconnaître dans un portrait ?
à Réflexion sur la question d’être sujet d’une œuvre d’art ?
Ex : Le Chef-d’œuvre inconnu Balzac, Le Portrait ovale d’Allan Poe, Le Portrait de Dorian Gray
Mettre l’accent sur ce qu’est « a work in progress ». Importance de la performance, de la création dans son processus et pas seulement le produit final. 
Rendre compte dans les lettres de la connivence, complicité, passion, disputes : Hopper se sert de sa femme depuis longtemps comme modèle.
Complexité du projet :
-       Longueur des lettres ? Combien de lettres ? Rythme épistolier ? 
-       Faire entendre les deux voix, masculine et féminine : difficile
-       Se fier à la réalité peut être difficile et peut restreindre. Heureusement, nous avons l’avantage d’être « Nous sommes libérés par notre incompétence » !
Plus on rentre dans la recherche documentaire, plus on s’interdit de pistes. La question de la liberté par rapport au réel est importante.
Quelle marge de liberté se donner ? 
-       Codification des lettres / décodification avec le cadre intime
-       Variété et structure. On ne peut se contenter d’alterner les voix : il faut qu’il y ait des « surprises », ménager quelque chose d’inattendu.
Gros travail de préparation mais très stimulant. 


-       Point sur le but de l’atelier d’écriture :

Importance de la mise en place du « work in progress », ce qui se joue c’est comment se constitue un groupe, une collectivité créatrice. 
Comment créer ensemble ? avancer ensemble dans un processus de création et d’innovation ? Petit à petit intelligence collective est écrite.
Le principe n’est pas d’avoir des identités juxtaposées.
Ex : Au 17ème siècle, La Roche Foucault, La Bruyère travaillent dans des salons. Le travail de chacun s’améliore par le regard de tous. 
Les Fables, de La Fontaine : il a été influencé par les remarques de la Roche Foucault ou Madame de Sévigné. L’œuvre rend compte d’une pensée qui présente l’honnête homme, le galant homme du 17èmesiècle. Idéologiquement le groupe se reconnaît dans cette œuvre. 

-       Écriture de synopsis :

Couple qui attend un enfant, réflexion sur eux-mêmes au cours de la nuit, thème du secret. 
Les personnages vont vers un objectif ? Chacun a un secret ? 
Creuser le secret de chaque identité. 
Synopsis : complexité de l’écriture. Dialogues, didascalies mais aussi procédés de réalisation doivent être établis. (Lumières, Travelling, point de vue de la caméra, plans auxquels on doit réfléchir)
Le réalisateur cache ou dévoile le secret. Soit il aide le spectateur dans un système voyeur soit dans une esthétique symboliste (Gustave Moreau, Fernand Khnopff). Chez les symbolistes, on ne perce pas le mystère, on ne montre des choses que leur surface.
Ici, le tableau correspond à l’idée qu’on ne saura jamais. 

-       Monologue intérieur des deux personnages :

Émotions de la femme rousse et de l’homme lors d’un premier rdv amoureux. Faire part des pensées de chaque personnage. Chacun essaye de faire attention à tous les détails mais rien ne fonctionne. 
Il y a l’angoisse du premier rendez-vous et l’image que l’on rend de sois même mais ratée à cause de l’ambiance glauque du café. 
Prendre la même scène mais en faire le début ou la fin de l’histoire ?
Idée de la femme comme une prostituée : monologue intérieur que l’on décale dans les pensées du barman, de l’homme. 
Les troubles d’un homme qui découvre pour la première fois l’expérience d’une prostituée, trouble intérieur, questionnement, culpabilité… ou découvre au dernier moment que c’est une prostituée ?
Sentiment amoureux ou sentiment mercantile ? On peut exprimer le désir d’une femme d’avoir une relation amoureuse autre que mercantile et comment elle réussit à gérer son amour naissant.
Ou bien, un règlement de compte entre clients.
Transformer l’absence d’action en moment d’action.
Cf. Vertigo, Hitchcock : femme payée sur le détournement d’attention d’un personnage. 
Cf. Prix « en première ligne » 
Point de vue du cochon au 18ème siècle Oscar Coop-Phane Le Procès du Cochon.
La première œuvre qui l’a fait connaître part du point de vue d’une prostituée. 
En se plaçant à côté d’une prostituée quelques soirs, il se rend compte que la vie d’une femme qui exerce ce métier est en réalité l’attente, l’ennui.

-       Expression du Malaise :

-       Règlement de compte entre truands : se tire dessus ? quand est-ce que cela va arriver ? Changement de musique, d’atmosphère, tension montante
-       Sentiment de malaise, opposition des pensées de la femme et de l’homme. Augmentation de la tension qui structure la nouvelle avec un malaise de plus en plus prenant. L’homme de dos se retournerait à la fin : on ne sait pas ce qui est la cause du malaise omniprésent depuis le début. 
Premier soir après les attentats ? qu’est-ce que la vie à moitié morte ? une vie où on n’arrive pas à renouer avec la joie, la musique, la gaieté associée à un univers de café ?
Cette voie est cependant difficile à traiter car l’atmosphère ne s’y prête pas vraiment…

-       Nouvelle policière : 

Atmosphère de tension, criminel vient dans le bar. 
On dédramatise la scène avec un criminel gauche, maladroit qui n’arrive pas à tuer la personne. Jouer d’une atmosphère tendue à quelque chose de décalé, d’absurde en s’appuyant aussi sur les éléments compliqués du tableau (absence de porte, lumière glauque qui s’éteint…)
Narrateur omniscient, externe ? C’est très difficile de construire le ridicule de son propre point de vue. 

-       Aquarium : 

Personnages enfermés depuis longtemps. 
Pesanteur : le personnage de dos est résigné à sortir, le couple a de l’espoir. 
Cf. Huis Clos, Sartre
La libération est un élément important : fin de la nouvelle ou vie après la sortie ? Comment les personnages ont réussi à se faire avec ce système clos ? Sont-ils capables de se réadapter au système extérieur ?

-       Extraits de journal intime du peintre :

Pensée du peintre et réflexion sur son travail ? rapport avec son galeriste ? conversation avec sa femme ? 
Travail important de recherches sur le peintre, son époque, sa peinture…
Cf. Delacroix, Lettres de Van Gogh 

-       Tension du bocal :

Formule théâtrale, tension de l’atmosphère du bocal, aspect clinique. Besoin pressant de sortir. La tension monte avec l’importance des lumières et les personnages qui ont des révélations. + question du silence de plus en plus insupportable. 
Il y a un sentiment d’oppression lié au théâtre. 

-       Crise existentielle des personnages 

Statisme du tableau nous renvoie à une situation qui n’évolue pas, un sentiment de mal-être. Les personnages sont définitivement coincés. 
Cf. Beckett ou Ionesco avec une absence d’humanité.
Imaginer une pièce de théâtre avec que des monologues ? Poser des monologues qui ne se jouxtent jamais ? De quoi pourraient-ils parler dans les monologues ? Réussir à passer au dialogue ?
Le bruit du percolateur est exaspérant : tous à un moment reviennent au bruit du percolateur. 
Le Barman parlerait dans le vide ? Bribes de conversations sans grand sens ? 
Cela nous confronte au quotidien et à l’absurde des conversations.
On peut s’attacher différemment au tableau.  

-       La nouvelle surréaliste / fantastique 
La nouvelle pourrait se terminer sur ce tableau comme le paysage, l’état d’âme d’un personnage. 
La période historique des années 30 / Le thème des cafés / Le surréalisme avec une chute ? 
Solitude impressionne beaucoup dans le tableau : lier ce sentiment dans la nouvelle.
Soit la nouvelle aurait pour but de nier la solitude humaine : récupérer le tableau en transformant la solitude en dialogue ?

-       Passer du rêve au cauchemar

Personnage qui rêve d’un diner idéalisé : quitte la 2nde Guerre mondiale
Le rêve se transforme en cauchemar ? passer du rêve à la réalité.
Quête du rêve américain mais se rends compte de la réalité. Se retrouve finalement dans un bar avec une prostituée.

-       Écouter les bruitages de la scène :

Couper par le son d’un tournage, d’un film. Scène de solitude qui est soudain transformée par le brouhaha du tournage. Solitude d’un acteur qui joue dans un film un personnage très sociale. En dehors du plateau, il réfléchit sur lui-même, sur sa situation, sa solitude. 
Jouer un film avec une scène attendue puis au lieu de se retrouver dans un monde de cinéma / dans le monde réel. Dans ce lieu très spécial, il est compliqué de jouer. 

-       Représentation de l’altérité, jouer entre l’imaginaire de la sorcière et des robots :

Artiste peintre se promène dans les rues. Pendant qu’il déambule il rencontre une femme étrange (celle du tableau) qui a un but précis : elle veut trouver un lieu que le peintre ne sait pas situer car il ne connaît pas la ville. Cette femme veut donner quelque chose à quelqu’un et part sans le saluer. Le peintre est confus et fini par tomber sur un café à l’atmosphère glauque et lugubre. Il reste dans l’incompréhension en voyant la précédente femme à l’intérieur de l’établissement sans voir comment il pourrait la rejoindre. 
Fin du 19ème siècle : logique du robot femme : première forme de la science-fiction
L’Ève futur d’Edison qui créer son personnage d’Ève dont il tombe amoureux. / Film : Los Angeles ?

-       Poème en prose : 

Le tableau suscite la forme poétique. 
Poème en prose autour d’un homme buvant son verre de vin : point de vue du verre et point de vue de l’homme avec son monologue intérieur. 
Changer le vin en une autre boisson plus « américaine ».

-       Stéréotype de la femme fatale :

Prostitution, rousseur et sorcellerie. La femme fatale serait manipulatrice, ferait rêver l’homme. 
Narrateur omniscient rentre dans les pensées de la femme. Les pensées de la femme ne correspondraient pas aux stéréotypes. Cela pourrait permettre de clore la nouvelle.